Salah-Eddine Abbassi

"La Mawuda du XXIe siècle, victime du mariage forcé"
"La Mawuda du XXIe siècle, victime du mariage forcé"
La Mawuda du XXIe siècle, victime du mariage forcé Salah-Eddine ABBASSI « Le mot Mawuda fait référence à l’époque préislamique où les petites filles étaient enterrées vivantes par les parents honteux d’avoir une fille au lieu d’un garçon, car la succession s’effectuait spécifiquement à travers les hommes. » Avec cette allusion à la mawuda, Salah-Eddine Abbassi nous rappelle que le mariage forcé est lui aussi une pratique ancestrale prenant ses racines dans la tradition et une interprétation erronée de la religion. Dans un contexte de respect des origines ethniques et des règles morales et traditionnelles du pays natal, certains parents immigrés appliquent une pression familiale sur leur fille et acceptent de perpétuer ce qui, comme le souligne l’auteur, « reste un viol prémédité et répété, la réalité méconnue des victimes de mariage forcé, murées dans la loi du silence et la non-reconnaissance de la société ». Ce phénomène continue de toucher aujourd’hui de très nombreuses jeunes femmes issues principalement de la culture maghrébine, et pose de nombreuses questions. Quelles sont les conséquences psychiques du mariage forcé sur une femme, sur le couple uni de force et sur les enfants nés d’une telle union ? Et sur la société en général ? Les parents ont-ils conscience de la gravité de leurs actes ? Mais aussi : quelles attitudes peut avoir la jeune fille face au mariage forcé ? Comment aider les professionnels de la santé et du social à faire face à de telles situations ?

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