Se libérer de l'abus

L'agression sexuelle a l'effet d'une bombe qui explose dans la tête de la victime. L'inceste tue. Le viol aussi, tue. La mort est psychique. Physiquement, le corps de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte peut toujours être intact, sans plaie béante, sans membre arraché, sans cerveau éclaté. Mais la confusion, la honte, la culpabilité, la perte de l'estime de soi, ainsi que plusieurs autres séquelles de l'agression, sont bien réelles. Moteur par excellence de la résilience, le secret a une fonction de protection. " Que m'arrivera-t-il si je parle ? ", se demande-t-on. " Qui me protégera ? " Des réponses comme " Je ne te crois pas, tu exagères " ou " Ma pauvre fille, tu l'as sans doute provoqué ", sont en effet dévastatrices. Mais lorsque l'émotion est partagée malgré tout, lorsque l'abus est dénoncé et que le silence est brisé, la victime arrive enfin à voir dans les yeux des autres qu'elle est une personne aimable, estimable et digne d'empathie. Enfin, la guérison, la vraie, peut débuter. Biographie de l'auteur Animatrice depuis dix ans d'un groupe d'entraide pour victimes d'agressions sexuelles, Monique Loiselle a invité une vingtaine de "survivants" à raconter leur histoire et à livrer un message d'espoir aux personnes vivant les séquelles d'un abus qui refuse de disparaître. A 76 ans, l'auteure, qui s'est elle-même déjà trouvée en situation d'agression, nous prouve qu'il n'est jamais trop tard pour se libérer de l'abus.

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