Le protocole des groupes

Le protocole des groupes/soirées de paroles

Un premier entretien individuel aura lieu avec la victime qui demande à rencontrer d’autres victimes ayant aussi subi des agressions sexuelles.

Si cette démarche peut aider la personne à ce moment-là de sa vie, il lui est proposé d’intégrer un groupe, sinon elle peut aussi être orientée vers d’autres types de prises en charge.

Les groupes sont des groupes de soutien. Il est autogéré, l'encadrement thérapeutique (pas toujours souhaitable) peut être ponctuellement envisageable à titre bénévole.

Les groupes sont dans la mesure du possible assez homogènes (victimes de viols dans la famille, ou au dehors de la famille par exemple) même si certaines personnes ont déjà traversé des phases que d’autres vivent à l’heure actuelle. C’est là aussi que la solidarité s’exerce : l’expérience de l’une peut s’avérer utile à l’autre.

Le respect des participant(e)s entre eux est indispensable : non-violence, confidentialité des échanges, respect de la parole ou du silence de l’autre, de ses besoins, etc.

Les groupes sont mixte hommes, femmes et proches.

Fondés sur la solidarité, les groupes permettent de sortir de l’isolement, sentiment qui est accentué par l’impression que personne ne peut ou ne veut entendre. Il pourra ainsi aider à sortir de la honte et de la culpabilité.

Faire le lien entre leur souffrance et les agressions sexuelles subies aidera aussi à comprendre et surmonter les conséquences qui empoisonnent leur quotidien, à comprendre qu’elles ne sont pas seules dans ce cas-là, et que puisque leurs difficultés sont semblables suite à des événements similaires, elles n’en sont pas les causes.

D’autre part, les groupes pourrons aussi soutenir les victimes dans leurs démarches judiciaires, ou bien lorsque les faits sont prescrits les aider à mettre en place d’autres actions : écrire un signalement ou confronter l’agresseur ou l’entourage par exemple.

Une part du travail réalisé au sein des groupes de paroles porte sur l’estime de soi, car les abus et violences sexuelles induisent un phénomène massif d’auto-dépréciation et d’auto-dévaluation. Le regard de l’autre, sans jugement, pourra permettre de retrouver reconnaissance et confiance en soi.

 

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